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                    <title>TIGblogs - Youths Ahead!'s TIGBlog</title> 
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                    <description>What's on the minds of young leaders from around the globe?</description> 
                    <language>en-us</language> 
             
                <item> 
                    <title>Dans moins de 50 ans..</title> 
                    <link>http://youthahead.tigblog.org/post/369723</link> 
                    <description><![CDATA[A quoi peut ressembler une vie en 2050, dans un monde ayant jugulé ses gaz à effet de serre dans tous les domaines ? <br />
<br />
Quelques pistes... On vivra sans doute dans des logements très différents et plus ludiques : avec plusieurs peaux, des coques successives qui changeront complètement la ventilation et relègueront probablement le chauffage au musée. Nos bâtiments deviendront des sources d’énergie, ils seront truffés de panneaux solaires. Les fenêtres deviendront intelligentes, elles seront transparentes le jour et lumineuses la nuit. Les bons vieux éclairages à interrupteurs n'existeront plus, l'ambiance sera gérée automatiquement et avec le moins de dépenses énergétiques.<br />
Dans 50 ans la voiture telle qu’on la connaît aujourd’hui aura disparu. Les transports seront beaucoup plus efficaces et très modulables. En ville on se déplacera en commun dans des petits véhicules et dans des tramways. Pour aller d’une ville à l’autre, on se délassera dans des TGV bien plus rapides qu’aujourd’hui. Ils seront alimentés par des éoliennes disposées le long des voies (ce qui ne gênera personne...). Par contre il faudra probablement faire une croix sur les voyages très lointains en avion, car les avions auront un coût prohibitif à l'époque s’ils continuent à dépendre du pétrole. <br />
<br />
Qu'est-ce qu'on mangera dans 50 ans ? <br />
Des bons produits locaux et de saison bien sûr ! La viande provoque beaucoup d’émissions de gaz à effet de serre à cause de l’énergie que sa production nécessite. Il faudra donc faire évoluer le goût de nos enfants et les réhabituer à un régime plus varié (en plus c'est meilleur pour la santé). <br />
<br />
Ce monde sera différent du nôtre, mais il ne sera pas nécessairement moins agréable à vivre - bien au contraire ! Il reste à l’inventer et à le mettre en place assez vite. Car si l'humanité ne jugule pas ses gaz à effet de serre, le monde de 2050 sera nettement moins enthousiasmant: climat déréglé, tempêtes, canicules, récessions économiques, réfugiés climatiques, guerres pour l'eau et le pétrole, misère extrême, destructions de la biodiversité... <br />
]]></description> 
					<pubDate>Sun, 11 May 2008 12:40:00 EDT</pubDate> 
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                <item> 
                    <title>Echeance 2050.</title> 
                    <link>http://youthahead.tigblog.org/post/369721</link> 
                    <description><![CDATA[A quoi peut ressembler une vie en 2050, dans un monde ayant jugulé ses gaz à effet de serre dans tous les domaines ? <br />
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Quelques pistes... On vivra sans doute dans des logements très différents et plus ludiques : avec plusieurs peaux, des coques successives qui changeront complètement la ventilation et relègueront probablement le chauffage au musée. Nos bâtiments deviendront des sources d’énergie, ils seront truffés de panneaux solaires. Les fenêtres deviendront intelligentes, elles seront transparentes le jour et lumineuses la nuit. Les bons vieux éclairages à interrupteurs n'existeront plus, l'ambiance sera gérée automatiquement et avec le moins de dépenses énergétiques.<br />
Dans 50 ans la voiture telle qu’on la connaît aujourd’hui aura disparu. Les transports seront beaucoup plus efficaces et très modulables. En ville on se déplacera en commun dans des petits véhicules et dans des tramways. Pour aller d’une ville à l’autre, on se délassera dans des TGV bien plus rapides qu’aujourd’hui. Ils seront alimentés par des éoliennes disposées le long des voies (ce qui ne gênera personne...). Par contre il faudra probablement faire une croix sur les voyages très lointains en avion, car les avions auront un coût prohibitif à l'époque s’ils continuent à dépendre du pétrole. <br />
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Qu'est-ce qu'on mangera dans 50 ans ? <br />
Des bons produits locaux et de saison bien sûr ! La viande provoque beaucoup d’émissions de gaz à effet de serre à cause de l’énergie que sa production nécessite. Il faudra donc faire évoluer le goût de nos enfants et les réhabituer à un régime plus varié (en plus c'est meilleur pour la santé). <br />
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Ce monde sera différent du nôtre, mais il ne sera pas nécessairement moins agréable à vivre - bien au contraire ! Il reste à l’inventer et à le mettre en place assez vite. Car si l'humanité ne jugule pas ses gaz à effet de serre, le monde de 2050 sera nettement moins enthousiasmant: climat déréglé, tempêtes, canicules, récessions économiques, réfugiés climatiques, guerres pour l'eau et le pétrole, misère extrême, destructions de la biodiversité... <br />
]]></description> 
					<pubDate>Sun, 11 May 2008 12:38:00 EDT</pubDate> 
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                <item> 
                    <title>Le temps des cerises.</title> 
                    <link>http://youthahead.tigblog.org/post/369719</link> 
                    <description><![CDATA[En dévalant la pente qui menait vers le Bulu Blind Center, nous avions la drôle de sensation de plonger dans un monde à part, un univers jusqu’ici pratiquement inexistant. Nous allions vers quelque chose d’inconnue, mesurant la gravité de notre démarche mais déterminés à franchir ce cap que nous nous étions fixés seulement quelques semaines avant. Je me souviens encore de la joie que nous avions procurée à ces orphelins par notre action ce jour-là au Blind Center, de la fierté qui brûlait en nous, la satisfaction du devoir accompli. Je n’oublierai jamais les notes jouées par cet adolescent presque ordinaire, un Ray Charles en puissance, véritable virtuose d’une musique domptée, et de celle-ci qui nous remplissait d’une gaieté profonde. Que dire de ses petits camarades qui nous offrait leurs plus sincères sourires alors qu’ils ne pouvaient percevoir l’immense bonheur que nous avions à les rendre heureux, en leur donnant un peu de nous. En quittant le Blind Center, nous venions de dessiner par des gestes simples et modestes les perspectives d’un avenir responsable. Nous venions de peindre sur le flou du monde et sur son implacable fatalité, une voie claire et différente où chacun aurait sa chance, sa place au détriment de toute discrimination. C’est ce jour-là, je crois que j’ai su que la jeunesse est une force tranquille. C’est un pouvoir sous-estimée et méprisée de tous, surtout de nous-même les jeunes qui refusont d’assumer les potentialités inimaginables endormies au fond de nous. Pourtant la jeunesse volontaire, créative et déterminée est une mer déchaînée qui rappelle aux dirigeants de nos sociétés malades que l’on est plus qu’une solution de rechange, on est l’avenir. Je reste toujours attristé de voir les énergies dispersées dans les buveries et autres débauches, l’attention détournée vers de futiles préoccupations, de cette marche à contre-sens de l’évolution, la jeunesse perdue dans les brumes du matérialisme où l’individualisme semble susciter d’éphémères passions et s’ériger en unique idéal. Aujourd’hui, être jeune est presque une tragédie. Celle d’une colère qui gronde dans des ventres affamés et diplômés se perdant dans le vacarme des agitations politiciennes. Aujourd’hui, être jeune est presque une comédie. Celle d’une existence qui se cherche dans un monde replié sur lui-même et sur ses privilèges. C’est aussi attendre la manne qui ne viendra pas tel le Godot d’Eugène Ionesco, une attente longue voire éternelle. La jeunesse se doit d’aller à la rencontre d’elle-même, c’est-à-dire avoir de l’ambition et se donner les moyens d’une telle ambition. Elle doit porter l’innovation et l’initiative, puiser au fond de ses forces vives l’esprit créatif qui fera libérer les imaginations, d’encourager tous les talents dans toutes leurs diversités, ceci sous la bannière républicaine et fraternelle. La seule chose qui doit importer à la jeunesse c’est le changement, la possibilité de choix donc d’alternative. Le droit de rêver et de pouvoir réaliser par l’effort ce rêve. L’impression est donnée que l’ascenseur social est en panne, mais au fond il n’a jamais existé. La plupart de nos aînés ont prit les escaliers pour arriver où ils sont. Ils ont grimpés péniblement et courageusement les marches une par une pour pouvoir goûter à la reconnaissance dont ils ont toujours souhaité. Nous allons, par l’éclosion artistique, culturelle, technologique, économique et scientifique, rendre fonctionnelle ce mythique ascenseur social. Et nous allons tous le prendre, un jour ou l’autre, car nous l’aurons mérité.<br />
La jeunesse est restée trop longtemps dans l’ombre, dans des ténèbres épaisses où se terre l’hydre de nos maux sociaux tels que le chômage et l’insécurité, le tribalisme et la discrimination, l’injustice et l’impunité, l’individualisme et l’égoïsme. Une nouvelle page de notre histoire, celle de l’humanité, doit être écrite de la main fougueuse d’une jeunesse debout. Le temps de l’inertie et de l’attentisme irresponsable est révolu, voici venu le progrès en marche, voici venu la jeunesse en mouvement.<br />
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Ludewic Mac Kwin de Davy Makasso<br />
]]></description> 
					<pubDate>Sun, 11 May 2008 12:30:00 EDT</pubDate> 
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                <item> 
                    <title>Ce que je crois..</title> 
                    <link>http://youthahead.tigblog.org/post/360333</link> 
                    <description><![CDATA[Je me nomme Ludewic, âgé de 22 ans, je poursuis des études en droit au Cameroun. Je suis passionné de littérature et de poésie. Entre écriture et études académiques, j’essaie de trouver le temps nécessaire pour être utile à ma communauté. Il quelques temps, j’ai eu la chance de fonder avec des amis le collectif de Jeunes Talents « Youths Ahead !» ou « Jeunesse en Mouvement ». C’est un collectif qui réunit en son sein tous les jeunes qui veulent prendre leurs responsabilités en s’engageant pour le progrès social, économique et culturel. J’ai l’habitude de dire que c’est le trait d’union entre ambition et action, en fait c’est plus que ça. C’est une famille dans laquelle on peut retrouver toutes les diversités culturelles, ethnique et sociales, un enrichissement formidable. J’ai vraiment une chance incroyable d’en faire partie.<br />
<br />
Mon engagement, mon volontarisme, vient d’une colère terrible, celle qui se fait ressentir dans nos sombres ghettos, et qui s’affiche dans les regards floués et vides des miséreux. Très tôt, j’ai appris à ouvrir les yeux sur les réalités de la société camerounaise rongée par le cancer de l’injustice sociale, du clientélisme, du tribalisme et de tous ces maux qui malheureusement affectent le reste du monde. Pour moi le sens de la vie réside dans ma capacité à être utile, à apporter chaque jour et à tout temps ma contribution à la construction d’une nouvelle société. Je crois que mon rôle dans cette existence si imprévisible et si incertaine, c’est de consacrer toute mon énergie à lutter contre les « non-sens » sociaux et économiques qui font tellement de victimes tous les jours. Pour moi c’est cela vivre le présent, vivre son temps. C’est regarder sans complaisance les challenges de notre actualité et de penser un lendemain moins coupable.<br />
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Agir, tel a été mon credo depuis l’age de 11 ans. Apporter aux groupes de jeunes ma participation, peut-être insignifiante mais o combien importante pour moi, et tenter de bâtir en allant vers les autres, une société camerounaise plus juste. J’ai parcouru de nombreuses associations comme on écume des océans, accumulé de l’expérience et établit des relations qui m’ont permis de concrétiser des projets que je pensais impossible à réaliser. Il y a peu de choses qui rivalisent avec le bonheur d’un enfant à qui on redonne le sourire, à un ami ou à un frère à qui on a tendu la main quand il se sentait exclu et marginalisé. Ce sont ces petites victoires qui nourrissent ma motivation et me font croire que le fatalisme social est une excuse pour justifier l’immobilisme et le laxisme. Comme la plupart des volontaires, j’ai envi de changer le monde, de mettre fin à la pauvreté, aux guerres, aux pandémies et à la souffrance due à l’intelligence humaine même au risque de verser dans l’utopie et l’idéalisme. Je veux y croire. J’en ai besoin. D’entretenir l’espoir, de travailler sans relâche pour arriver à cette fin, et de prouver aux incrédules que l’on peut si seulement l’on le veut.<br />
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On ne change pas le monde par un coup de baguette magique, il n’y a pas de formules spéciales pour arrêter l’écoulement de litres d’hémoglobine dans ces zones de combat où vivre est une longue et douloureuse agonie. Pour porter la paix, il est nécessaire de vraiment la vouloir et de se donner les moyens de se l’approprier. Détermination et abnégation, humanité et liberté, voilà les piliers d’une société responsable qui n’attend plus être complice de génocides et d’holocaustes. Il n’ y a pas de recettes miracles pour mettre fin au racisme, à la haine ethnique et à la discrimination religieuse. C’est uniquement par l’effort, la volonté de comprendre autrui et de l’accepter dans sa différence que l’on va pouvoir transformer la méfiance en confiance. Faisant rimer acceptation et réconciliation. J’ai toujours souhaité donner à mes frères et sœurs, illustres inconnus et sombres légendes, le sentiment que nous nous pouvons pas continuer à avancer en nous ignorant ou en se touchant avec des gants en cuir. Il faut briser les barrières linguistiques, culturelles et sociales, en finir avec les préjugés et s’ouvrir. Car s’ouvrir c’est construire. L’homme du XXIe siècle sera celui de la pluralité, mieux de la pluridimensionnalité ou simplement de la diversité. J’ai commencé à m’avancer vers un but presque inaccessible, une marche de tous les jours où chaque pas est une vie. Une course contre-la-montre qui fait de chaque seconde gagnée une victoire sur l’inacceptable.<br />
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En créant le collectif « Youths Ahead ! », nous avons voulu tracer une nouvelle voie qui allie l’ambition à l’action. Inculquer aux jeunes le sens des responsabilités, une nouvelle vision du monde enracinée dans la réflexion et non exclusivement dans la passion. Je suis fier d’appartenir à la communauté taking it global et au global youth action network, je me sens moins seul et mieux compris par ces personnes qui comme moi recherchent ce qu’il y a de meilleur pour ce monde. J’irai aussi loin qu’il le faut pour mettre en place une société plus égalitaire. Je fais définitivement parti de la « Jeunesse en Mouvement ».<br />
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Time is Life..<br />
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Ludewic Mac Kwin..<br />
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]]></description> 
					<pubDate>Tue, 22 Apr 2008 07:55:00 EDT</pubDate> 
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                <item> 
                    <title>Yaoundé by Night..</title> 
                    <link>http://youthahead.tigblog.org/post/358567</link> 
                    <description><![CDATA[<br />
 Quand s’éteignent les lumières de la nuit, sous les réverbères mal éclairés dorment les oubliés des soirées folles de Yaoundé. Couverts par de vieux cartons, ils se protègent contre un froid devenu sibérien au cours des années. Que sont-elles, ces choses que l’on évite au détour d’une rue comme si elles portaient les plaies les plus sombres de cette ville ? Que sont-elles, ces épaves qui se sont échouées au coin de l’insouciance de cet univers magnifique où brillent de pleins feux les guirlandes de cette fin d’année ? Ce sont des enfants , de jeunes adolescents qui se sont réfugiés dans la rue à l’abri d’un passé qui n’est jamais très loin . Anciens enfants prodiges, futurs gangsters et déjà délinquants en puissance, nul ne sait exactement ce que leur réserve cette vie étrange dont le sens semble leur échapper. Ils sont désormais livrés aux féroces spectres de la nuit, ils ne manqueront à personne car au fond que sont-ils ? Rien d’intéressant, tout de déplaisant. Les passants qui s’en vont quelque part, à force de les voir tous les jours, se lassent de compatir et finissent par glacer leur sensibilité. A force de voir des corps couverts de papier journal sur les bancs publics, on finit par les effacer de ce champ qu’est le monde. Et à ne penser qu’à la magie de Noël et à se dire, un peu honteux, que la misère du monde on en est vraiment saturée. <br />
Le rond point central, carrefour de toutes les âmes solitaires, oasis nocturne de toutes les escapades amoureuses, étincelle la ville en lui donnant des allures féeriques. Surmontée par une tige l’étoile du berger éclaire le centre-ville comme pour indiquer aux passants qui se hâtent, le chemin du bonheur. C’est noël, l’on respire à chaque pas la vie. Les sourires sont accrochés à des visages joyeux, tandis que les centres commerciaux ne cesse d’accueillir l’enthousiasme monétaire des clients. Tels des spectres, ils hantent les lieux où l’argent coule à flot, ils s’agrippent aux bras des hommes et, avec leur français boiteux, réclament la charité, on leur offre de la pitié . <br />
L’unique vraie réaction des autorités c’est d’envoyer des policiers pour qu’ils nettoient la ville de ces indésirables. Les services sociaux ont depuis renoncé à faire leur travail, faute de moyens. Seules les associations et les ONG locales essaient encore d’y croire . Elles leur viennent en aide par une prise en charge afin de leur assurer une formation professionnelle concrète qui puisse leur permettre de sortir de la rue et de les arracher aux griffes de mafieux. Mais la tache n’est pas aisée, surtout qu’un retour à cet enfer de la rue pour ces enfants, ces jeunes, ces frères n’est pas exclu. <br />
Il fait noir et froid en cette nuit de décembre, Yaoundé est en fête, des milliers de personnes viennent s’amuser et vivre de fabuleux moments. Il y en a qui traverse le Boulevard du 20 mai en trombe partagé entre les délires des festivals organisés ça et là, et les chants des sirènes de la rue de la joie. Arpentant les allées du Boulevard Kennedy, l’on retrouve en petites bandes ces adolescents de la rue, fumant du chanvre et buvant de la bière. A leur vue il faut être courageux pour rester sur le même trottoir, on dirait des pitbulls prêts à mordre. C’est la violence qui est leur langage, la seule politesse qu’ils connaissent, elle est l’expression de leur manière de vivre, d’être présent et accepté par un univers impitoyable. Doit-on pour autant les stigmatiser et les craindre ? Ce serait la pire attitude et de loin la plus irresponsable. <br />
Entre prostitution et esclavagisme moderne, la difficile existence des enfants de la rue dépasse tout entendement, il n’y a qu’à les entendre parler de leur quotidien pour mesurer l’ampleur du drame humain qui se joue dans les rues de cette capitale magnifique. Il ne faut pas être un expert en la matière ou un sociologue averti pour comprendre la souffrance de ces jeunes adolescents qui auraient pu avoir un parcours différent si seulement la vie ne leur avait pas réservé l’une de ses tragédies dont elle a le secret. Quand on regarde dans leurs yeux, on peut y entrevoir une envie de sortir de cette spirale infernale dans laquelle ils sont pris, en tenaillés entre les griffes des hommes décidemment plus prédateurs que loups. Il y a quelques mois, un journal local faisait sa une sur une histoire terrible d’un enfant retrouvé décapité et les organes génitaux volés, le corps fut retrouvé près d’une décharge municipale. Personne ne sait vraiment d’où il venait, on savait juste qu’il dormait dans la rue en compagnie d’autres adolescents de son age. Une nouvelle qui fit un grand émoi, et beaucoup de bruit. Malheureusement la mobilisation qu’avait suscitée cette affaire retomba en même temps que l’émotion qui l’avait porté. Nul ne sait encore combien d’enfants ont été victimes de ces réseaux depuis cette affaire, mais au fond qui se sent concerné ? <br />
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Yaoundé ressemble à une princesse endormie aux premières heures de la matinée, quittant le cinéma Théâtre Abbia et en déambulant jusqu’à la Poste, elle offre à l’insomnieux une fraîcheur particulière, comme une sorte de caresse matinale. Mais pour ces enfants perdus qui grelottent sous le froid, les matinées sont rudes et moins imprégnées de romantisme. Une nouvelle journée a deja débuté, il faudra gagner quelques sous en multipliant les petits métiers, faire la manche ou s’adonner au larcin. Comme quoi la vie n’est pas toujours et pour tout le monde plein d’espoir. <br />
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Ludewic Mac Kwin De Davy<br />
  ]]></description> 
					<pubDate>Thu, 17 Apr 2008 09:34:00 EDT</pubDate> 
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                <item> 
                    <title>Euthanasie : mourir à la carte.</title> 
                    <link>http://youthahead.tigblog.org/post/355879</link> 
                    <description><![CDATA[Elle s’appelait Chantal. Un prénom comme un autre, mais porté par un destin singulier. Elle se savait condamnée par une maladie terrible, incurable, insupportable pour elle et pour ses proches. Elle avait demandée aux autorités françaises le droit de mettre fin à ses souffrances, de partir librement et dignement. Un appel de détresse qui se verra opposer une fin de non-recevoir. Quelques jours seulement après ce refus, Chantal s’éteignait, comme Vincent avant elle, dans son appartement loin des flashs et des cameras. Sa mort aura suscitée un profond émoi dans toute la France, remettant la question de l’euthanasie sur la table des politiques et divisant une opinion publique partagée entre ses convictions morales et son respect de la dignité d’autrui. Pourtant, au-delà de toute l’émotion qui entoure et accompagne chaque fois les cas d’euthanasie, émerge une problématique plus complexe sur le « droit de mourir », qui est celle de se demander jusqu’où sommes-nous prêts à aller dans la remise en question de nos propres valeurs ? <br />
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L’euthanasie est la réponse finale à une situation particulièrement difficile dans laquelle se trouve une personne atteinte d’une maladie extrêmement grave, et dont les espoirs de guérison sont presque nuls. Cette personne est devenue dépendante et en est arrivée à un état insupportable de déchéance physique ou morale. Elle semble ne plus avoir une qualité de vie honorable. Ainsi, l’euthanasie est un processus qui permet à cette personne de satisfaire son droit de mourir afin de préserver un minimum de dignité, mais aussi de donner à son entourage la possibilité de l’aider dans cette phase délicate de son existence. <br />
<br />
Il est important de prendre avec tact ce concept de « droit de mourir » parce que comme l’on souligné certains penseurs et la plupart des législations nationales, c’est une illusion et une vraie fausse idée de se croire maître de sa propre vie et de sa propre mort. Il est cependant vrai que tout homme a le droit de « mourir dans la dignité », ce qui revient à dire que chacun a le droit de vivre « dignement » sa mort. D’où la mission de l’Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité (ADMD) française, qui a permis la vulgarisation des soins palliatifs pour l’accompagnement des malades en phase terminale. Sa preocuppation reste de voir s’améliorer les conditions de la prise en charge de la fin de vie. <br />
L’émotion qui naît de la surmédiatisation des cas comme Chantal Sébire et de Vincent Humbert, de la récupération qui en est faite par les partisans de l’euthanasie, ne permet pas de discuter plus sereinement de cette question majeure. Une actualité chassant une autre, le débat s’enflamme aussi rapidement qu’il s’éteint laissant peu de place à une discussion de fond. Pourtant, il est clair que ce n’est pas au XXIe siècle qu’on meurt dans la dignité. <br />
<br />
On peut mourir dans la dignité sans nécessairement se donner la mort ou la réclamer d’une autre personne, même si, il est vrai que l’on la souhaite au fond de soi et qu’on l’attend comme une délivrance. Nous pouvons ainsi aider autrui à mourir dans la dignité sans le tuer. Car quoi qu’on dise l’euthanasie reste du point de vu moral, un suicide quand il est infligé par le malade lui-même, et un homicide quand il est donné par quelqu’un d’autre. Les partisans des soins palliatifs selon l’article intéressant publié par la Clinique des soins palliatifs et supportifs de l’Institut Jules Bordet (Université libre de Bruxelles), « s’accordent à reconnaître que, bien que minoritaires, il est des mourants qui ne désirent pas être accompagnés jusqu’au bout de leur chemin ».<br />
<br />
Il existe des souffrances que l’on ne peut apaiser, des angoisses, des douleurs physiques, des dégradations qui sont péniblement supportables et qui rendent bien des situations intolérables. L’euthanasie permettrait donc de stopper l’acharnement thérapeutique et de donner l’opportunité au malade de partir non pas la tête haute mais le cœur soulagé de mettre fin à son état et d’épargner à ses proches l’enfer d’une agonie longue et affligeante. En somme, de partir humainement, dans la dignité.<br />
Mais la vraie question ici est celle de savoir qu’est-ce que la dignité ? Où commence t-elle et où finit-elle ? De nos jours, la notion de dignité semble se réduire, avec la recrudescence du culte de la jeunesse, à la simple qualité de vie (le confort, l’apparence physique et mentale), alors qu’elle est avant tout une dimension morale et spirituelle, que l’on soit croyant ou non. Ainsi, la dignité est la possibilité pour une personne de poser des actes libres. C’est là tout le sens que lui accordent les déclarations universelles des droits de l’homme et des libertés. Cependant, l’homme est digne parce qu’il est « homme », c’est-à-dire faisant preuve de morale, et non parce qu’il est capable d’agir librement. La dignité suprême de l’homme, d’autres diront sa « grandeur », c’est « sa capacité d’amour malgré la souffrance et les atteintes à sa dignité extérieure », que peuvent être le handicap, la vieillesse, la dépendance ou la maladie. C’est cette dignité là, « inhérente à la nature humaine » qui fonde la dignité humaine. Ne pas prendre en compte cet aspect des choses, c’est « prendre un chemin dangereux qui peut mener très loin ». <br />
<br />
L’euthanasie est une frontière qui ne saurait être franchie au nom de la dignité humaine et de la liberté. Si la loi admet demain que chacun peut demander à mourir en fonction de son appréciation de sa propre dignité, elle reconnaîtra par ricochet que la dignité humaine est une valeur relative. Dès lors, la porte sera ouverte à toutes les dérives. <br />
Même encadrée par une législation « appropriée », la pratique de l’euthanasie ne garantie pas qu’elle sera parfaitement contrôlable. Certains répondront que la loi fixera elle-même la limite à ne pas franchir et laissera au juge un pouvoir discrétionnaire important afin de statuer au cas par cas. Mais alors comment établir cette limite ? Qui aura le droit à cette fin « digne » et qui se verra « recaler » ou devra se contenter d’attendre « sagement » sa « bonne et vieille » mort ? Sur quelles bases se fondera ce pouvoir discrétionnaire du juge ? N’est-ce pas là faire porter au judiciaire une responsabilité trop lourde pour lui, car il ne s’agira pas de donner un avis sur d’éventuels crimes, mais sur des demandes de fin de vie ? <br />
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Si nous souhaitons véritablement accompagner des malades dans leur fin de vie, nous devons mettre l’accent sur le « droit de mourir dans l’amour » c’est-à-dire « à ne pas abandonné » et ne pas être abandonné de tous durant tout ce processus. La famille, la chaleur humaine étant dans ces moments là d’un soutien aussi crucial que le sont les soins palliatifs.  <br />
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L’euthanasie est l’une des interrogations morales et sociétales de ce siècle, au-delà même du débat sur la dignité humaine, car paradoxalement c’est au nom de cette même dignité que l’on veut abolir universellement la peine de mort, il est important de comprendre les impacts réels d’une pareille décision sur le présent et le futur. <br />
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Ludewic Mac Kwin De Davy<br />
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]]></description> 
					<pubDate>Thu, 10 Apr 2008 09:04:00 EDT</pubDate> 
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                    <title>L’angoisse de l’avenir.</title> 
                    <link>http://youthahead.tigblog.org/post/319191</link> 
                    <description><![CDATA[Près d’un millier d’étudiants , en ce jour de rentrée académique, dans cet amphi de l’université de Yaoundé qui semble trop étroit pour contenir toute leur ambition et tout leur enthousiasme. Il fait près de quarante degré à l’ombre, et il sont entassés les uns sur les autres, jouant des coudes pour se faire de la place, comme si ici le véritable luxe c’est l’espace. Le professeur a du mal à se faire entendre, le microphone étant hors service depuis des lustres, sa voix fatiguée n’arrive plus à capter l’attention de cette petite chine qui lui fait face. Troublion, le public l’observe et lui envoie des paroles assassines qui, habitué, non pas l’air de l’affecter. C’est de cette manière incongrue que l’on dispense les cours dans la plupart des écoles supérieures publiques au Cameroun. De nombreux jeunes étudiants entament ce parcours du combattant sachant déjà qu’ils auront tous peu de chance de faire carrière dans leur pays. En quête d’un meilleur avenir, ils donnent tout dans l’espoir de faire partis un jour à leur tour de l’élite impeccable qui se bronze au soleil monétaire. Mais ils le savent, la réalité est implacable, plus de 34 pour cent des jeunes en Afrique subsaharienne sont des chômeurs selon un rapport du Bureau International du Travail (BIT) de 2006 sur l’emploi des jeunes dans le monde, ce qui signifie qu’il y a peu de chance qu’ils puissent après l’obtention de leur diplôme trouver un travail décent. Le sous-emploi des jeunes est une préoccupation majeure dans l’élaboration des politiques de développement. <br />
Le Cameroun comme la plupart des pays de l’Afrique noire connaît une crise profonde de l’emploi des jeunes. Avec les programmes d’ajustement structurel menés dans les années 90 sous le contrôle des institutions de Bretton Woods, le Cameroun a connu une terrible descente aux enfers qui a plombé le niveau de vie de ses habitants, surtout celui des classes les plus populaires. La baisse des salaires des agents de l’Etat, la revalorisation de la monnaie nationale et de la diminution significative de la productivité des secteurs industriels, miniers, forestiers et agricoles a accru la pauvreté des ménages ainsi que la misère des foyers modestes . Des entreprises publiques ont dû fermer ou ont été privatisées provoquant du coup un choc terrible dans le domaine de l’emploi, et celui-ci s’est traduit par des licenciements massifs mais aussi par le renforcement d’un climat d’insécurité sociale. <br />
Les moyens alloués à l’enseignement et au Fond national pour l’emploi (FNE), une sorte d’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) à la camerounaise, ont été considérablement révisés, laissant dès lors sur le carreau la qualité de la politique d’éducation nationale et de l’emploi. Le système éducatif entier a presque été anéanti et la formation professionnelle s’est sensiblement appauvrit. Une situation qui a conduit à plus de corruption et d’opacité, décrédibilisant au passage les diplômes nationaux. <br />
Tous les observateurs sont unanimes sur le fait que le climat à l’heure actuelle est morose, et cela se voit en partie à travers le taux d’échec record aux examens officiels, qui depuis ces dernières années plonge littéralement dans les abysses. C’est dans ces conditions particulières que les étudiants camerounais, à l’instar de ceux de l’université de Yaoundé, sont confrontés dès le début de leur parcours au problème du sous-emploi et à l’inexistence de débouchés. L’on peut facilement déceler dans les conversations et les débats qu’ils ont aux heures de pause, une réelle angoisse de l’avenir. Quelle formation pour quelle vie ? Voilà en résumé la question qui taraude ces jeunes gens. Certains avouent que le choix de leur filière est motivé non pas par une certaine vocation mais par le souci de rentrer dans les exigences du marché du travail. Alors, on constate que les filières professionnelles (économie, comptabilité, management etc.) sont saturées tandis que les filières plus classiques comme les lettres sont désertées. Fait nouveau, le droit et la science politique ont depuis cinq ans le vent en poupe, sans doute à cause de l’amélioration de la fonction libérale et de l’impression que la politique enrichit. <br />
Et lorsque ces efforts ne suffisent pas, les jeunes camerounais n’hésitent pas à tenter leur chance par la voie de l’immigration, clandestine ou pas. Tous les réseaux menant à Paris. <br />
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Ils se donnent à fond, c’est indéniable les jeunes camerounais sont de grands bosseurs. Et malgré la faiblesse de perspectives, ils cherchent à s’en sortir dans le secteur informel. C’est ici ce que l’on appelle la « débrouillardise ». C’est ainsi que l’on retrouvera dans les rues de Yaoundé de jeunes vendeurs à la sauvette, de « bensikinneurs » , de laveurs de voiture, pourtant diplômes des plus sérieuses écoles. Souvent, en marge de cet informel dans lequel ils essaient tant bien que mal de survivre, il est courant que les jeunes camerounais se réfugient dans les buveries, la prostitution et la délinquance, faisant des zones urbaines et industrialisées des lieux d’une forte dangerosité. Les agressions sur les personnes, les braquages et les délits de tout ordre sont le lot quotidien des habitants de Yaoundé dont les responsables sont dans la majorité des cas de jeunes, victimes des célèbres maux de Voltaire : l’ennui, le vice et le besoin.   <br />
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A ce stade, un constat s’impose froidement, l’éducation, contrairement aux idées reçues, n’est pas toujours la clé du problème. « La formation ne constitue en rien une garantie pour trouver un emploi décent » comme le soutient Dorothea Schmidt, économiste au BIT et co-auteur du rapport sur l’emploi des jeunes en Afrique subsaharienne. Beaucoup de jeunes diplômés ne se retrouvent-ils pas, par exemple, chauffeurs de taxi ou agents de sécurité ? Et quand bien même ils travaillent, ils sont très faiblement renumérés ce qui en fait des personnes extrêmement pauvres comme le souligne le dit rapport : « un seul jeune sur dix gagne assez pour s’élever au-dessus du seuil de 2 dollars par jour ». <br />
Au Cameroun, le sous-emploi des jeunes n’est en fait que la partie émergée de l’iceberg qui cache d’autres réalités encore plus dramatiques comme l’incompétence et le clientélisme de l’administration publique. Ce qui a pour effet d’annuler toute volonté de reformer le système et de proposer des solutions rapides au sous-emploi des jeunes camerounais. Les colloques et autres séminaires viennent et se succèdent sans que l’on puisse entrevoir une sortie de crise. L’atteinte du point d’achèvement, ultime étape du processus PPTE (Pays pauvres et très endettés), n’a pas jusqu’à ce jour apporter aux camerounais la bouffée d’air frais qu’on leur avait promis. Il a fallut malheureusement qu’il y ait de fortes grèves estudiantines, repressées dans le sang et le silence, pour que le budget de l’enseignement supérieur soit revalorisé et que de nouvelles infrastructures soient construites. Un accord avec les partenaires sociaux et économiques visant à créer et à favoriser l’initiative individuelle au travers des petites et moyennes entreprises a été trouvé. Mais comme le remarquait judicieusement l’ancien ambassadeur américain à Yaoundé, Niels Marquadt, le problème du sous-emploi des jeunes réside plus dans la corruption, le manque de communication sur les différentes aides au développement allouées par les pays occidentaux, les ONG internationales et les organes onusiens, et la lourdeur administrative que par l’absence de créativité et de qualification des jeunes camerounais. <br />
Pourtant, le Cameroun gagnerait à s’inspirer de l’exemple des autres pays africains subsahariens qui ont mis en place des projets qui permettent aux jeunes de rester dans leur pays et de sortir de l’informel, à l’instar du Sénégal. Avec son le projet Reva (Retour vers l’Agriculture) à destination de ces jeunes émigrés rapatriés des Canaries, le Sénégal offre une alternative à sa jeunesse, inquiète de son avenir. Un pari allant dans le sens du BIT pour qui le secteur agricole « doit continuer de jouer un rôle important dans les stratégies d’emploi des jeunes et dans les stratégies globales d’éradication de la pauvreté » en dépit « d’un exode rural croissant ». Ce qui conviendrait à un pays comme le Cameroun dont le secteur agricole représente la majorité des revenus de l’Etat. Il faudrait impérativement entamer des reformes qui auront pour but de le moderniser et de la rendre plus apte au commerce international. Ce secteur agricole est pourvoyeur de 40% des emplois dans le monde. Et en Afrique sub-saharienne, c’est l’un des principaux employeurs, avec le secteur informel, des jeunes.<br />
 Mais il n’en demeure pas moins que l’Etat doit se diversifier en favorisant un climat propice à la création des entreprises par, d’abord, le renforcement de la formation professionnelle avec plus d’infrastructures et d’éthique, ensuite par l’allègement administratif et fiscal sur toute initiative de création d’entreprise en exigeant des quotas d’embauche de jeunes nationaux. Enfin, permettre l’innovation scientifique et technique par de pôles ou de centres de recherche, tout en adaptant les principes sociaux à la compétitivité, tributaire de la mondialisation.   <br />
En attendant que les mesures énoncées soient prises en considération, les jeunes camerounais comme en cette journée de rentrée académique, ressentent une drôle d’impression que tout est joué à l’avance, et que la méritocratie est un mot rassurant qui sonne creux, mais surtout qui ne parvient par leur ôter cette angoisse de l’avenir. <br />
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Ludewic Mac Kwin De Davy.<br />
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]]></description> 
					<pubDate>Wed, 09 Jan 2008 14:19:00 EST</pubDate> 
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                <item> 
                    <title>Les kamikazes sociaux du 21e siècle et les chemins de l’espoir.</title> 
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                    <description><![CDATA[Ils sont des milliers chaque année à s’échouer sur les plages blanches de l’autre coté de la mer rouge, à défier les murs de fer barbelé couvrant les frontières occidentales. Ils sont des centaines chaque jour à tenter l’aventure de leur vie en quittant leur misère pour aller se faire esclave d’une réalité plus cruelle, violemment impitoyable. Ils sont jeunes et désespérés, venant de tous les coins du continent noir, qui n’a jamais aussi bien porté son nom. De Soweto à Lagos passant par Bamako, ils ont décidé d’aller à la poursuite du bonheur. Qui sont-ils donc ces nomades de la souffrance humaine ? Des jeunes gens, plein de vie et le regard endurci, souvent ravagés par la violence, la destruction, et le désespoir. Ils traversent comme des caravanes fantômes les déserts les plus rudes, jouant au jeu du cache-cache avec les gardes frontalières de nos pays. En 2006, l’organisation internationale pour la migration (OIM) a dénombré plus de 27 000 migrants irréguliers quittant les côtes de l’Afrique de l’Ouest pour l’occident et ses illusions. Un chiffre en augmentation en 2007 qui reflète l’ampleur du phénomène, et dont le constat interpelle les gouvernements africains, incapables jusqu’ici d’y apporter des solutions concrètes.<br />
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 L’Afrique se vide de ses enfants, de sa force et son avenir semble lui échapper comme si elle n’a toujours été qu’une mère indigne, cocufiée et abusée par ses nombreux amants. Les jeunes africains ont des désirs de partir, à tout prix, qu’importent les risques. Quels risques ? Les 500 morts repêchés par les autorités espagnoles en 2006 au large des Canaries, ces candidats à l’immigration dérivant sur des navires de fortune, tués par le froid, la déshydratation, l’appât du gain des passeurs ou par les requins. Des risques négligeables pour ces amis qui prennent tous les jours la route du non-retour, car comme ils le disent si bien « le pire, c’est rester ici ». Une expression en wolof illustre froidement cet état d’esprit « Barça mba Barzakh » ou « Barcelone ou mourir ». C’est dire leur détermination à fuir l’enfer dans lequel ils ont essayé, en vain, de survivre. Quand on habite le même ghetto depuis sa naissance, que l’on n’a pas les moyens de poursuivre une scolarité de base normale, qu’il faut marcher des kilomètres pour trouver un peu d’eau potable, et que le moindre bourdonnement démocratique appelle une répression sanglante, les existences que l’on promet à chaque conférence internationale et à chaque plan national, sont trop étroites pour les rêves de réussite sociale. <br />
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Tout le monde le sait, mais on s’efforce de l’ignorer, l’ascenseur social en Afrique est resté bloqué, pour la plupart des cas, dans les hautes sphères. Et pour la jeunesse minée par le sous-emploi et ses vices, les guerres, le salut vient d’ailleurs. Comment ne pas comprendre ceux qui s’en vont chercher une meilleure vie dans ces contrées où tout peut être possible à force de travail et d’acharnement ? Peut-on leur reprocher de vouloir connaître le rêve yankee, de goûter à la liberté française, de jouir de la méritocratie anglaise et d’incarner le dynamisme allemand ? Tandis qu’à Ndjamena résonnent les coups de fusil, qu’à Mogadiscio les bidasses font régner la terreur et qu’à Abidjan tout est dévasté. La jeunesse africaine est en quête de repères. Elle s’identifie aux modèles importés de réussite et exige de pouvoir en faire de même. Obnubilés pour certains par le clinquant cliché de l’occident-or, conscients des réalités pour d’autres, les jeunes africains migrants, clandestinement, sont porteurs des espoirs et des espérances de leurs familles. Ce sont les kamikazes sociaux de ce siècle qui vont au prix de leur propre vie accroché une promesse d’avenir. Au Sénégal d’après des analyses du Fond Monétaire International, les transferts de fonds réalisés par les émigrés clandestins au bénéfice de leurs familles, restées surplace, représentent près de 15 pour cent du PIB - produit intérieur brut - du pays. C’est fort de ce constat que Laurent de Boeck, représentant régional de l’OIM a déclaré que : « très peu de mesures sont prises pour arrêter l’immigration irrégulière parce qu’elle génère bien plus de fonds que l’aide au développement ». En outre, à l’instar de Yaoundé, l’influence culturelle et artistique de cette « diaspora » est considérable au point de faire oublier et taire les critiques les plus acerbes des ONGs locales de lutte contre l’immigration clandestine. C’est ainsi qu’immigré clandestin hier, un frère ou une sœur s’érige aujourd’hui en idole des jeunes. Toutes les voies menant finalement à Rome.<br />
 La gestion calamiteuse de la crise économique de 1973 par la majorité des pays africains, a eu un impact désastreux sur l’ensemble du tissu économique, social et politique du continent. Déchirée par des conflits armés fratricides et obligée de se plier aux plans d’austérité des institutions de Bretton Woods, l’Afrique a plongé dans la misère et la pauvreté faisant ressurgir des maux jusque là sous contrôle tels que la corruption, le clientélisme, le conservatisme politique et le réflexe ethnique. Du même coup, le niveau de vie est devenu moins important, les zones urbains se sont ghettoïser littéralement, le chômage a dépassé tout entendement, et l’insécurité sociale s’est imposée comme étant la préoccupation majeure des jeunes africains. Plus qu’une hantise, cette insécurité s’est heurtée au sentiment d’inertie et de marginalisation de la part des gouvernants et de la société civile. D’où la forte tendance à l’expatriation par de voies tortueuses et illégales. <br />
Mais le plus inquiétant dans ce phénomène, c’est sans nul doute le cas des filles qui évitant les déserts du Sahara, tombent dans les réseaux de prostitution et de l’esclavagisme sexuel. Elles font le plein des « cybercentres », connus sous le vocable de « cybercafés », à la recherche du providentiel « blanc » qui viendrait les tirer de leur misère. Et malgré le durcissement des législations occidentales en matière de lutte contre l’immigration clandestine, le nombre de mariages « blancs » en Afrique subsaharienne n’a de cesse d’augmenter. On garde encore à l’esprit les images épouvantables de ces jeunes filles africaines forcées de copuler avec des animaux pour essayer d’envoyer quelques centaines de milliers de francs à leurs familles endettées. Un sacrifice acceptable.<br />
Récemment, environ 220 immigrants illégaux ont été intercepté au large de l’île italienne de Lampedusa, un chiffre qui autorise et legitimise les politiques xénophobes, mais qui masque en fait la réalité d’un flux migratoire toute aussi préjudiciable pour l’Afrique, celle de la fuite des cerveaux. Ces centaines de jeunes africains allant chaque année enrichir les pôles académiques et économiques des capitales occidentales au détriment de leur continent en manque de cadres qualifiés et payant au prix fort les coopérants étrangers. Des jeunes qui reviennent difficilement s’installer sur le continent, préférant à tort ou à raison les trompettes de la considération et de la reconnaissance de leur pays d’accueil. Un mouvement d’autant plus pervers qu’il semble encouragé par les nouvelles politiques de l’immigration que les occidentaux veulent « choisie ». Entre le pillage intellectuel et la possibilité d’aider l’Afrique à s’en sortir en formant ces jeunes diplômés, le débat qui secoue le microcosme politique détourne l’attention mais ne fait pas oublier que la grande majorité des initiatives nationales pour empêcher la migration des jeunes africains comme le plan REVA – Retour vers l’Agriculture – au Sénégal, est un échec. Un de plus qui jette sur les chemins de l’espoir, des milliers de kamikazes sociaux, cette jeunesse africaine, que rien ni personne n’arrêtera.<br />
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Ludewic Mac Kwin De Davy<br />
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					<pubDate>Wed, 09 Jan 2008 14:18:00 EST</pubDate> 
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                    <title>L'iPhone et le désert.</title> 
                    <link>http://youthahead.tigblog.org/post/319187</link> 
                    <description><![CDATA[Il y a quelques mois le monde découvrait l’iPhone, le nouvel appareil multifonctionnelle fascinant et révolutionnaire d’Apple. Il a donné au monde un avant-goût de ce que sera ce siècle naissant : innovant et impressionnant. Mais pour le reste de l’humanité qui n’a pas les moyens de s’offrir un iPhone et qui se contente de suivre péniblement la marche du siècle, les prouesses technologiques de ce nouveau bijou de modernité sont l’expression du terrible fossé entre les pays riches et les autres plus pauvres. Même si aujourd’hui les efforts pour permettre aux populations les moins nanties d’avoir un accès facile aux nouvelles technologies de l’information et de la communication sont considérables, force est de constater qu’ils sont loin de permettre la réduction significative de cet écart abyssal. Car comme le constate chaque année les principales organisations internationales, le fossé numérique entre l’occident et les restes du monde est toujours important. Et la principale victime de cette situation, est sans nulle doute la jeunesse. Surtout celle de l’Afrique subsaharienne qui a du mal à comprendre le sens de l’expression « nouvelles technologies de l’information et de la communication » - NTIC et de saisir du coup toutes les implications de ce concept. La plupart des jeunes africains de l’Afrique noire ne savent pas ce que c’est qu’un ordinateur, encore moins qu’un téléphone mobile. Ils sont dans une large majorité acteurs des conflits armés qui embrasent cette partie du monde, comme en République Démocratique du Congo ou au Tchad, enrôlés souvent dans des milices et victimes des plus graves violations du droit international humanitaire. Pour eux, la survie est l’unique but de leur existence, et fuir le sens même de leur action. Des régions entières plongées dans une sorte de black out et coupée du monde moderne, où la pauvreté et la misère humaine se sont durablement installées. Car il est vrai que parler de NTIC, c’est supposer un minimum d’infrastructures et de développement, donc plus de stabilité institutionnelle, des avancées dans le processus de démocratisation et de bonne gouvernance. C’est seulement dans ces conditions que la vulgarisation des NTIC dont le plus célèbre composant est l’Internet, peut atteindre tous ses objectifs, c’est-à-dire une véritable ouverture culturelle, sociale et économique sur le monde, mais aussi un support dans le développement individuel et collectif. <br />
L’iPhone constitue un phénomène important en Occident, l’on parle déjà d’objet culte, tellement il est vrai le génie humain n’avait pas, depuis des années, atteint une pareille dimension, au point de faire dire à certains spécialistes que la seule limite de l’intelligence humaine à présent, c’est sa propre imagination. Loin de ce tumulte, le petit berbère du Sahel, conduisant son troupeau à la recherche de verts pâturages et sans GPS, pourrait presque se moquer de cet « évènement » en montrant ses pieds nus brûlés par le sable chaud du désert. Seulement près d’1 % de taux d’alphabétisation en Afrique subsaharienne en 2007, et la majorité des enfants africains est maintenue dans une insupportable ignorance. Pourtant, les NTIC peuvent être un moyen d’apprentissage nouveau alliant l’interactivité et la créativité afin de proposer à ces jeunes esprits un éventail d’options pour leur avenir. Nombreux sont les gouvernements appuyés par les instances internationales telles le PNUD, l’UNESCO ou l’UNICEF, qui ont mis en place des programmes nationaux qui puissent renforcer les systèmes de formation et d’éducation de leur jeunesse mais également favoriser l’éclosion de l’initiative individuelle économique et ainsi de lutte contre le sous-emploi des jeunes. De cette volonté de vulgarisation, est née un tout autre phénomène en Afrique noire, celui des cyberespaces plus connus sous le vocable « cybercafés », une sorte d’Internet de proximité qui a permis de combattre les discriminations numériques et d’atténuer, du moins en apparence, le sentiment d’injustice sociale. Mais cet impact des NTIC demeure limité aux zones urbaines ou aux grandes métropoles, faisant de ces espaces abandonnés des territoires où l’on continu à s’accrocher à l’archaïsme et au rudimentaire. C’est dans cette perspective de désenclaver numériquement les zones rurales qu’une équipe de jeunes étudiants de l’Université Catholique au Cameroun a proposé la réalisation d’un projet qui pourrait permettre, par un système de connection en ligne, à certaines localités retirées de pouvoir vendre directement à d’éventuels acheteurs leurs produits agricoles. Un projet qui exige la familiarisation à l’outil informatique par exemple, ce qui ne semble pas être le cas à l’heure actuelle au Cameroun comme partout ailleurs. <br />
L’on peut alors s’étonner de voir l’immense succès de l’iPhone ébranler la vie des gens quand en face la moitié de la population jeune mondiale n’a jamais vu un ordinateur et ignore tout de ce que c’est qu’un téléphone mobile. Une étude belge menée par le Centre de Recherche et d’Information des Organisations des Consommateurs (CRIOC) en 2006 a montré que plus de 80% des jeunes belges âgés de 9 à 18 ans possède un GSM. J’ai essayé de me renseigner autour de moi pour savoir si quelqu’un de mon entourage en possédait un. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que non seulement la quasi-totalité ne savait pas ce que j’entendais pas GSM mais qu’une partie, certes minoritaire, l’utilisait sans savoir. Ceci pour dire que la jeunesse africaine a du mal à s’approprier les NTIC et à participer par ricochet à la construction du « village global ». Il en va de même pour le « web 2.0 », une expression à la mode que l’on accroche à chaque propos pour faire chic, intelligent et branché. Cette jeunesse africaine est aujourd’hui spectateur d’un monde qui est entrain de bouger, et elle ne parvient pas à s’arrimer au train de la modernité.  Et malgré la profusion des « blogs » qui montrent la soif des jeunes africains à plus de démocratie participative, de libéralisation de l’opinion, d’exposition culturelle et de reconnaissance artistique, ils sont très peu à réellement tirer, en Afrique noire, avantage de cette révolution. Les atouts des NTIC ne sont finalement que modestement exploités. Tandis que dans certains pays à l’instar du Congo Brazzaville, du Gabon et du Cameroun, l’on a réduit considérablement la taxe sur les produits en rapport avec les NTIC, on constate paradoxalement que ceux qui profitent des efforts gouvernementaux ne sont pas ceux qui en ont le plus besoin. Le business des NTIC, est devenu tellement juteux qu’il constitue, dramatiquement, l’une des sources de corruption et d’appauvrissement des pays africains. <br />
Dans les années 1990, bien avant l’hystérie que suscite l’iPhone, sous l’impulsion des ONG internationales, l’Internet a été introduite en Afrique, ce qui concordait avec la concrétisation du processus de démocratisation dans la majeure partie des pays d’Afrique noire. Il fallait absolument pallier aux difficultés des moyens de communication traditionnels tels que la route, la poste, le téléphone, etc. mais aussi ouvrir les cultures, les civilisations et les économies africaines à la mondialisation en soutenant le développement social. Près de vingt ans après, le bilan est fortement mitigé, et la jeunesse de ces pays semble passer à coté de son temps. D’une part, il convient de se réjouir de la multiplication des cybercentres, des instituts de formation professionnel liés à l’innovation technologique, de la création des filières techniques, et de la vulgarisation de l’outil informatique dans les écoles primaires et secondaires. De l’autre part, l’on peut s’interroger sur les effets floués qu’ont eu toutes ces mesures sur l’ensemble des jeunes qui ont tendance à l’acculturation au contact de ces nouveaux outils, à la déviance en voulant imposer à leur milieu des « acceptations » d’ailleurs, à l’usage perverti de ces armes pour des besoins d’évasion plus ou moins clandestines vers l’occident au travers des chemins de la mort et des réseaux de prostitution, et l’adoption de comportements dangereux et criminels comme l’escroquerie ou l’arnaque sur le web. <br />
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L’iPhone porte la vision de ce siècle naissant, une vision de renouvellement sans cesse, de dépassement des limites et de refoulement de toutes les complexités. Un monde sans frontière, plein de créativité et d’audace. Un monde où la jeunesse africaine se doit de trouver sa place en mettant pleinement à profit les opportunités qu’offrent les NTIC. C’est de cette manière aussi qu’elle pourra peut-être atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement. <br />
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Ludewic Mac Kwin De Davy<br />
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]]></description> 
					<pubDate>Wed, 09 Jan 2008 14:13:00 EST</pubDate> 
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                <item> 
                    <title>Sarna..</title> 
                    <link>http://youthahead.tigblog.org/post/318639</link> 
                    <description><![CDATA[PAROLE DE JEUNE<br />
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Malgré ma voix muette,ma tete écrivait des mots<br />
Malgré tout,je me courbais sous le poids de nos maux<br />
Sans répit,mon regard interpellait mon futur<br />
Hélas!en réponse beaucoup de censure et rien de sur<br />
Puis d'une étoile dans mon ciel,le vent tourna<br />
La douce caresse d'une brise me faucha<br />
Que de tomber mon corps debout trouva sa provenance<br />
Dans des coeurs sains la miraculeuse semence<br />
Celle de  mon demain meilleur<br />
Celle qui désormais enraie mes peurs<br />
              YOUTHS AHEAD<br />
              My instead<br />
L'autre option que le choix m'apporte<br />
L'autre porte que ces jeunes m'ouvrent<br />
Je me voyais sans lendemain et morte<br />
Grace à vous je revis et je suis moins pauvre. <br />
                                              <br />
Sara<br />
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					<pubDate>Fri, 04 Jan 2008 11:41:00 EST</pubDate> 
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                    <title>Mon nom est Ludewic, et je ne suis qu'un jeune..</title> 
                    <link>http://youthahead.tigblog.org/post/318629</link> 
                    <description><![CDATA[Je me nomme Ludewic, âgé de 22 ans, je poursuis des études en droit au Cameroun. Je suis passionné de littérature et de poésie. Entre écriture et études académiques, j’essaie de trouver le temps nécessaire pour être utile à ma communauté. Il quelques temps, j’ai eu la chance de fonder avec des amis le collectif de Jeunes Talents « Youths Ahead !» ou « Jeunesse en Mouvement ». C’est un collectif qui réunit en son sein tous les jeunes qui veulent prendre leurs responsabilités en s’engageant pour le progrès social, économique et culturel. J’ai l’habitude de dire que c’est le trait d’union entre ambition et action, en fait c’est plus que ça. C’est une famille dans laquelle on peut retrouver toutes les diversités culturelles, ethnique et sociales, un enrichissement formidable. J’ai vraiment une chance incroyable d’en faire partie. <br />
Mon engagement, mon volontarisme, vient d’une colère terrible, celle qui se fait ressentir dans nos sombres ghettos, et qui s’affiche dans les regards floués et vides des miséreux. Très tôt, j’ai appris à ouvrir les yeux sur les réalités de la société camerounaise rongée par le cancer de l’injustice sociale, du clientélisme, du tribalisme et de tous ces maux qui malheureusement affectent le reste du monde. Pour moi le sens de la vie réside dans ma capacité à être utile, à apporter chaque jour et à tout temps ma contribution à la construction d’une nouvelle société. Je crois que mon rôle dans cette existence si imprévisible et si incertaine, c’est de consacrer toute mon énergie à lutter contre les « non-sens » sociaux et économiques qui font tellement de victimes tous les jours. Pour moi c’est cela vivre le présent, vivre son temps. C’est regarder sans complaisance les challenges de notre actualité et de penser un lendemain moins coupable. <br />
Agir, tel a été mon credo depuis l’age de 11 ans. Apporter aux groupes de jeunes ma participation, peut-être insignifiante mais o combien importante pour moi, et tenter de bâtir en allant vers les autres, une société camerounaise plus juste. J’ai parcouru de nombreuses associations comme on écume des océans, accumulé de l’expérience et établit des relations qui m’ont permis de concrétiser des projets que je pensais impossible à réaliser. Il y a peu de choses qui rivalisent avec le bonheur d’un enfant à qui on redonne le sourire, à un ami ou à un frère à qui on a tendu la main quand il se sentait exclu et marginalisé. Ce sont ces petites victoires qui nourrissent ma motivation et me font croire que le fatalisme social est une excuse pour justifier l’immobilisme et le laxisme. Comme la plupart des volontaires, j’ai envi de changer le monde, de mettre fin à la pauvreté, aux guerres, aux pandémies et à la souffrance due à l’intelligence humaine même au risque de verser dans l’utopie et l’idéalisme. Je veux y croire. J’en ai besoin. D’entretenir l’espoir, de travailler sans relâche pour arriver à cette fin, et de prouver aux incrédules que l’on peut si seulement l’on le veut. <br />
On ne change pas le monde par un coup de baguette magique, il n’y a pas de formules spéciales pour arrêter l’écoulement de litres d’hémoglobine dans ces zones de combat où vivre est une longue et douloureuse agonie. Pour porter la paix, il est nécessaire de vraiment la vouloir et de se donner les moyens de se l’approprier. Détermination et abnégation, humanité et liberté, voilà les piliers d’une société responsable qui n’attend plus être complice de génocides et d’holocaustes. Il n’ y a pas de recettes miracles pour mettre fin au racisme, à la haine ethnique et à la discrimination religieuse. C’est uniquement par l’effort, la volonté de comprendre autrui et de l’accepter dans sa différence que l’on va pouvoir transformer la méfiance en confiance. Faisant rimer acceptation et réconciliation. J’ai toujours souhaité donner à mes frères et sœurs, illustres inconnus et sombres légendes, le sentiment que nous nous pouvons pas continuer à avancer en nous ignorant ou en se touchant avec des gants en cuir. Il faut briser les barrières linguistiques, culturelles et sociales, en finir avec les préjugés et s’ouvrir. Car s’ouvrir c’est construire. L’homme du XXIe siècle sera celui de la pluralité, mieux de la pluridimensionnalité ou simplement de la diversité. J’ai commencé à m’avancer vers un but presque inaccessible, une marche de tous les jours où chaque pas est une vie. Une course contre-la-montre qui fait de chaque seconde gagnée une victoire sur l’inacceptable. <br />
En créant le collectif « Youths Ahead ! », nous avons voulu tracer une nouvelle voie qui allie l’ambition à l’action. Inculquer aux jeunes le sens des responsabilités, une nouvelle vision du monde enracinée dans la réflexion et non exclusivement dans la passion. Je suis fier d’appartenir à la communauté taking it global et au global youth action network, je me sens moins seul et mieux compris par ces personnes qui comme moi recherchent ce qu’il y a de meilleur pour ce monde. J’irai aussi loin qu’il le faut pour mettre en place une société plus égalitaire. Je fais définitivement parti de la « Jeunesse en Mouvement ». <br />
<br />
Time is Life..<br />
<br />
Ludewic Mac Kwin..<br />
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					<pubDate>Fri, 04 Jan 2008 11:14:00 EST</pubDate> 
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